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Les conseils et leçons écrites des maitres (ou, la sagesse martiale dans les sources)

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Mike
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Date d'inscription : 04/12/2011

Les conseils et leçons écrites des maitres (ou, la sagesse martiale dans les sources)

Message par Mike le Mer 30 Sep - 9:39

L'art de la boxe française et de la canne : nouveau traité pratique et théorique / J. Charlemont ; préface du Dr Fernand Lagrange - 1899 a écrit:Nous avons eu souvent à répondre à des questions posées dans les termes suivants : Si vous vous battiez, que ferriez vous ? – Nous n’en savons rien. – Mais si on vous attaquait ? _ Nous nous défendrions. – Comment ? Nous ne savons pas. – Mais vous, comment attaqueriez-vous ? – Nous ne savons encore pas.- Mais puis-ce que vous connaissez la boxe ? – Tout cela dépendra de l’adversaire, nous combattrons suivant les circonstances qu’il est impossible de prévoir à l’avance ; toutes les manières de combattre ne se ressemblent pas. Cela dépend des attitudes physiques de l’adversaire, de son tempérament, de ses moyens de défense et de son attitude. On ne peut combattre ou régler sa défense que d’après le mode d’attaque ou de défense de l’adversaire. Il faut compter avec l’imprévu, et c’est pour cette raison même qu’il faut posséder un grand nombre de moyens afin de pouvoir les appliquer les uns et les autres suivant les circonstances. (Préface, P.25)

Nous tenons absolument à conserver à la boxe son caractère sérieux, la défense, qui est d’abord sa raison d’être ; puis, nous plaçant à un point de vue plus général, nous voulons donner à nos élèves des moyens efficaces de succès pour le combat ; nous tenons aussi à donner à la boxe ce qu’on serait en droit de d’appeler l’utile joint à l’agréable, c’est-à-dire la grâce, l’élégance et la bonne tenue dans les assauts ; ces qualités doivent faire partie de cette science, elles ne peuvent que la rehausser aux yeux des personnes ne la connaissant pas et lui donner plus d’attrait en vue de sa vulgarisation.
 Nous voudrions revoir ces magnifiques assauts d’autrefois, dont les anciens se souviennent encore, où le côté fantaisiste n’excluait pas le côté sévère et classique, où les tireurs déployaient des qualités qui en faisait des boxeurs hors ligne ; la souplesse, l’adresse et l’agilité, les coups portés à longue distance avec à-propos, une rapidité et une précision admirable, donnaient au public une impression agréable de la beauté de l’exercice, et en même temps de ce que pouvaient produire dans un combat des  tireurs possédant de tels moyens. Ces assauts laissaient bien loin la brutalité qu’on voit aujourd’hui chez certains tireurs qui sacrifient la science de la boxe au bénéfice d’un faux amour propre ; leur façon d’agir ne leur donne généralement que de médiocres résultats.
 L’assaut n’est pas un combat, il n’en est qu’un simulacre, et nous désirons qu’il en soit toujours ainsi ; nous ferons tous nos efforts en ce ses, parce que le jour où les assauts se transformeraient en combat, la boxe y perdrait de son prestige et les amateurs s’en éloigneraient. (P.26)

Nous avons entendu dire souvent : Un Français a battu un Anglais à la savate ; d’autre part : Un anglais a battu un Français à la boxe. Qu’es-ce que cela prouve ? – Etaient-ce des professionnels ? Non  - Et encore, étaient-ils dans les conditions que nous énumérons ci-dessus ? 6 Non ! – Quand deux hommes se battent, il y en a évidement un plus fort que l’autre, cela tient à des dispositions particulières : l’un est plus fort musculairement, ou plus méchant, plus vif ou plus adroit, il possède plus de sang-froid, ou plus d’audace ; forcement il doit y avoir un vainqueur et un vaincu.
 Les méthodes n’on rien à voir dans ces luttes où il y a absence complète de science.
[…]
L’amour-propre national aidant, chacun suivant ses idées et son plus ou moins de compétence, donne la supériorité, soit à la boxe française, soit à la boxe anglaise, et cela sans appuyer cette opinion d’un raisonnement concluant. Aucune expérience sérieuse n’a été tentée afin de décider d’une manière indiscutable la supériorité de l’une sur l’autre.
[...]
 Une expérience décisive nous parait fort difficile à présenter. Il faudrait trouver des représentants des deux systèmes voulant bien ce prêter à cette épreuve, ayant la même taille, le même poids, la même force, le même tempérament et le même entrainement, puis répéter l’expérience un grand nombre de fois, d’abord dans des assauts avec des gants et chaussure de salle, et enfin dans des combats à poings nus et chaussures de ville.
[...]
Le coup de pied en tournant a eu aussi ses détracteurs, il y a cinquante ans, comme aujourd’hui ; la différence est que ceux d’autrefois avaient raison dans une certaine mesure et tandis que ceux d’aujourd’hui pèchent par ignorance ou parti pris, sans se donner la peine de l’expérimenter.
 Par expérience et avec preuves à l’appui, nous disons : ce n’est pas le coup de pied en tournant qui est mauvais, c’est la manière de s’en servir.
(P.28)

Un a dit que le coup de pied haut n’était pas pratique dans la rue, qu’il était dangereux pour celui qui le portait, et qu’il fallait le supprimer ; on a raison, quant à la manière, ou au moment de l’appliquer ; quant à sa suppression, nous ne la comprenons pas.
[S’ensuit une réflexion sur le fait que ses détracteur sont des gens qui n’ont pas le physique pour en placer, mais que la méthode et son contenue n’ont pas a tenir compte de la morphologie. Ce qui est inutile aux un sera utile aux autres. Chacun doit apprendre avec les mêmes outils et ensuite construire son jeu fonction de sa physionomie et capacités.]



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